Maritime, Vie de l'entreprise : À Rouen, le Qui qu’en Grogne baptisé

Ce jeudi 24 septembre 2026, a eu lieu le baptême du navire multifonctions Qui qu’en Grogne, au ponton d’honneur, quai Jean-Ango à Rouen. Acquis par HAROPA PORT pour un peu plus de 11 M€ auprès du chantier naval Neptune Marine basé aux Pays-Bas, il est opérationnel depuis début 2025.

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©HAROPA PORT / Marin David

Bénédiction et bouteille de champagne

Autour de Benoît Rochet, président du Directoire de HAROPA PORT, et Dominique Ritz, directeur général délégué en charge de la direction territoriale Rouen, les membres de l’équipage, les salariés de HAROPA PORT les plus concernés par l’activité de ce navire et les acteurs de la place portuaire étaient présents pour assister à la bénédiction du navire par le père Bertrand Laurent, curé de la paroisse Saint-Jacques de Mont-Saint-Aignan. 

Après les discours, la marraine, Julie Carron, cheffe du service Achats et Marchés, et Philippe Aujoulet, responsable du pôle Exploitation et Dragage, tous deux en poste au sein du port de Rouen, ont lancé ensemble la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Anthony Nasset, commandant principal du Qui qu’en Grogne, et Julian Agostini, directeur du développement commercial du chantier Neptune Marine, se sont vu remettre respectivement une médaille par Dominique Ritz et Benoît Rochet. 

Un navire multifonctions

Long de 27 mètres et large de 13 mètres, le Qui-qu’en-Grogne est spécialement équipé pour accompagner les opérations de dragage et de levage nécessaires le long des 120 km de chenal qui relient en Seine Rouen à la mer.

Soumis à l’accumulation de sédiments apportés par les marées et les courants fluviaux, le chenal est entretenu constamment pour maintenir les profondeurs nécessaires à l’accueil des navires à fort tirant d’eau. 

Remplaçant la Bigue Brotonne devenue obsolète, le Qui qu’en Grogne assure des fonctions de nivelage des fonds, grâce à un système de barre à injection d'eau et d'air, et de levage, grâce à une grue puissante pour enlever notamment les embâcles qui pourraient représenter une menace pour la navigation.

Le Qui-qu’en-Grogne, qui nivelle les fonds, intervient après les opérations de dragage réalisées par la Jean-Ango et la Daniel-Laval, les deux dragues qui aspirent les sédiments déposés au fond de la Seine.

Une activité soutenue

À fin août, le Qui-qu’en-Grogne a travaillé plus de 680 heures :

  • 458 heures en nivelage dont :
    • 180 h sur l’estuaire principalement sur la zone d’engainement (entrée dans le fleuve) ;
    • 55 h sur l’entretien des souilles du port amont ;
    • 30 h au niveau des souilles du quai de Petit-Couronne ;
    • 165 h sur le chenal et les zones d’évitage amont jusqu’à La Bouille ;
    • 20 h sur le chenal entre La Bouille et Vieux-Port (27) ;
    • 8 h pour répondre aux besoins de la raffinerie North Atlantic à Port-Jérôme.
       
  • 225 heures en levage dont :
    • 10 h sur des obstructions relevées dans les souilles du port amont (entre Rouen et La Bouille) ;
    • 30 h sur des obstructions relevées dans le chenal entre La Bouille et Vieux-Port ;
    • 125 h sur des travaux divers sur des infrastructures en Seine (colonnes et postes de refoulement des sédiments, pontons, bouées, coffres de mouillage) ;
    • 60 h pour des travaux divers au profit d’autres services, principalement pour la capitainerie (bois flottés, bouées de chenalage) mais aussi pour le service de Maintenance navale, pour le service du Chenal et d’Aides à la navigation (bouée instrumentée) et pour le service Environnement.

En savoir plus sur les fonctionnalités et caractéristiques du Qui qu'en Grogne