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Après une année 2025 dynamique, les résultats du premier semestre 2026 confirment la progression de l’activité de HAROPA PORT. À fin juin, les trafics maritimes atteignent 42 Mt, en hausse de 5,7 % par rapport à la même période en 2025.
Malgré un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, les effets sur les trafics de HAROPA PORT restent limités à mi-année. Les importations de pétrole brut progressent notamment grâce à la diversification des approvisionnements.
Cette évolution se traduit également dans les parts de marché du range Nord : HAROPA PORT gagne 0,6 point sur le trafic total, à 9 %, et 0,7 point sur le trafic conteneurisé, à 7,4 %.
Après deux années à des niveaux historiquement élevés, en 2024 et 2025, le trafic conteneurisé poursuit sa progression au premier semestre 2026, portée par le trafic de conteneurs pleins, à l’import comme à l’export.
HAROPA PORT a traité 1,64 million d’EVP, contre 1,51 million sur la même période en 2025, soit une hausse de 8,6 %. En tonnage, les volumes progressent de 8% pour atteindre 15,95 Mt.
Cette croissance confirme le rôle toujours plus important de la façade maritime de l’axe Seine dans les échanges internationaux.
La connexion avec l’hinterland reste un enjeu central. Au premier semestre, le trafic conteneurisé fluvial atteint 115 700 EVP et reste stable. Le trafic ferroviaire de conteneurs progresse de 15 %, avec 78 000 EVP transportés par rail.
Les vracs solides affichent également une évolution favorable, avec 6,46 Mt traitées, soit une progression de 11,4 %.
Cette hausse est principalement portée par les céréales (notamment blés et orges) : les exportations atteignent 4,1 Mt à fin juin, en progression de 33,2 % avec un très bon mois de mai marqué par plus de 800 000 tonnes exportées.
La campagne céréalière 2025-2026 confirme cette la place centrale de HAROPA PORT dans le commerce mondial de céréales : la place portuaire rouennaise a traité 8,4 Mt de céréales entre juillet 2025 et juin 2026. En y intégrant les oléoprotéagineux et le malt, le trafic atteint 8,97 Mt. Avec une part de marché, sur la campagne 2025/2026 de 54 % des exportations maritimes de céréales, Rouen confirme son rôle de plateforme de référence pour la filière céréalière française. Les orges enregistrent notamment leur troisième meilleur tonnage historique, avec 2,58 Mt.
Les vracs liquides progressent de 2 %, à 18,65 Mt. Cette évolution est principalement soutenue par les importations de pétrole brut, en hausse de 5,7 % à fin juin, à 10 Mt.
Le contexte géopolitique a conduit les acteurs de la filière à diversifier leurs approvisionnements. La part du pétrole brut provenant du Moyen-Orient représente désormais 13 % des volumes, en baisse de 2%. D’autres origines, notamment les États-Unis, le Nigeria et la Norvège, ont contribué à compenser cette évolution.
Les produits raffinés sont en revanche en retrait, avec 6,3 Mt, soit une baisse de 3,2 %. Le trafic de produits chimiques diminue également de 18,8 %, dans un contexte de pression sur la compétitivité de l’industrie chimique européenne.
Le trafic roulier progresse légèrement, avec 124 280 véhicules traités au Havre, soit +1,6 %. Les trafics de matériaux destinés au BTP reculent, notamment sous l’effet du ralentissement de la construction neuve. Les grands chantiers du Grand Paris pourraient toutefois générer de nouveaux flux de matériaux et de déblais dans les prochains mois, notamment sur les chantiers de la ligne 15.
La croisière reste en retrait à fin juin, avec 86 escales et 202 653 passagers. L’activité a toutefois rebondi au printemps, avec 21 paquebots accueillis au seul mois de juin.
Les résultats de trafic s’inscrivent dans une dynamique plus large de développement du domaine portuaire. Plusieurs investissements annoncés ou engagés au premier semestre illustrent l’intérêt des industriels et des acteurs logistiques pour les sites de HAROPA PORT.
Le développement industriel repose aussi sur la capacité à fournir les infrastructures nécessaires aux nouveaux usages énergétiques.
À Sandouville (76), RTE a posé la première pierre du poste électrique de Noroit, premier chantier du projet Transition Énergétique des Boucles de la Seine. À terme, ce projet doit contribuer à doubler la capacité électrique du domaine portuaire et à accompagner les besoins liés à la décarbonation et à la réindustrialisation de la vallée de la Seine.
Au Havre, HAROPA PORT accompagne l’électrification des usages en renforçant la puissance du réseau de distribution au Sud de l’écluse François Ier, notamment à Port 2000. Une commande a été passée auprès d’Enedis pour la construction d’un nouveau poste électrique dans ce secteur. L’opération doit permettre d’apporter 140 MW supplémentaires à l’horizon 2030, qui pourront être augmentés par la suite à 210 MW.
Ces infrastructures constituent un levier pour accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation et réduire progressivement les émissions liées aux activités portuaires.
La compétitivité de l’axe Seine repose également sur la qualité de ses connexions avec l’hinterland et sur sa capacité à proposer des terrains adaptés aux besoins des entreprises.
Plusieurs projets structurants se poursuivent :
HAROPA PORT prépare par ailleurs de nouveaux fonciers industriels :
La performance d'une infrastructure portuaire repose aussi sur sa capacité à garantir la sécurité des flux et des installations. À l’été 2026, au Havre, HAROPA PORT a rendu accessibles aux forces de sécurité intérieure et à la douane les images de son réseau de vidéoprotection.
Le plan Douane 2030 prévoit également le renforcement des moyens de contrôle au Havre, avec notamment un scanner mobile sédentarisé en 2027 et un nouveau scanner fixe haute énergie en 2030.
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